Responsables politiques alsaciens : encore un loupé !


300_BZH4En ce début de mai 2013, la Bretagne vient d’obtenir sa propre extension de noms de domaine qu’on utilise sur internet. Pour les internautes, le « .bzh » viendra désormais côtoyer les classiques « .com », « .fr », « .net ».

Les Bretons, fiers de leur identité et de leur langue, ont choisi .bzh qui est la contraction de « Breizh », qui signifie « Bretagne » en langue bretonne.

Nous avons demandé il y a cinq ans, que le Conseil régional d’Alsace intervienne auprès de l’ICANN, organisme international régulateur, pour obtenir l’extension « .el », el pour Elsass.

C'est l'ex-député du Finistère Christian Ménard qui a lancé dès 2004 l'idée du .bzh. Les élus bretons, tous partis politiques confondus, se sont mobilisés en faveur de ce projet. Aujourd'hui, après dix années de travail, premier succès : l'extension ".bzh" est obtenue.

C’est l’ex-député du Finistère Christian Ménard qui a lancé dès 2004 l’idée du .bzh. Les élus bretons, tous partis politiques confondus, se sont mobilisés en faveur de ce projet. Aujourd’hui, après dix années de travail, premier succès : l’extension « .bzh » est obtenue.

La caractéristique d’un bon suffixe est d’être court ; « .el » étant disponible, il nous semblait naturel d’instruire un dossier pour cette extension. L’extension « .al » est celle de l’Albanie.

Eh bien non ! Les responsables politiques alsaciens ont dû estimer que .el ne faisait pas assez français, ou trop alsacien, peut-être même trop germain. En tout cas, ils ont choisi de demander « .alsace ». On se demande comment cette idée saugrenue a pu prospérer. Quand on se sait toutes les sommes investies dans l’enseignement bilingue, cela laisse songeur. N’oublions pas non plus le budget alloué chaque année par la Région à l’OLCA (Office pour la langue et la culture d’Alsace), en vue de promouvoir l’alsacien. On nage en pleine incohérence. Oh ! Bien sûr, l’extension sera accordée. Il suffit de payer. La taxe et les frais versés à l’ICANN début 2012 s’élèvent à 200 000 €, à quoi il faudra rajouter une redevance annuelle de 20 000 €. Évidemment, il s’agit là de l’argent du contribuable alsacien – à qui on n’a pas demandé son avis.

Le problème, c’est que l’obtention de l’extension « .alsace » n’est pas une fin en soi. Il n’y aura pas lieu de se féliciter quand le Conseil régional l’obtiendra. Le succès sera là quand les premiers sites internet apparaîtront sur le web et que des milliers de sites seront en « .alsace ». Mais nous en sommes loin… D’ailleurs, nous posons la question : le site du Conseil régional est aujourd’hui en « .eu » : www.region-alsace.eu, telle est l’URL du site. Demain, l’adresse du site sera-t-elle changée en www.region-alsace.alsace ? À suivre…

Autre question : qui sera le registrar, c’est-à-dire l’organisme chargé de vendre et de gérer les noms de domaine en « .alsace » ? Nous lui souhaitons bon courage.

Qui sera le registrar ? Le même organisme que celui qui est en charge de la marque au Bretzel ?

Qui sera le registrar ? Le même organisme que celui qui est en charge de la marque au Bretzel ?