Terrorisme, immigration : L’implacable loi de l’arithmétique


Devinette : où y a-t-il plus de salafistes ? dans un pays qui compte plus de 6 millions de musulmans, ou dans un pays qui n'en compte que 1 million ?

Devinette : où y a-t-il plus de salafistes en Europe ? dans un pays qui compte entre 6 et 10 millions de musulmans, ou dans un pays qui n’en compte que 1 million ou moins ?

Depuis le 22 mars 2016, presque partout en Europe mais surtout en France, les émissions de télévision consacrées aux attentats de Bruxelles rassemblent sur les plateaux la fine fleur des experts, des sociologues, des politiques, des journalistes. Partout, la même antienne : ne faisons pas d’amalgame, seule une petite proportion des musulmans sont radicalisés, seule une infime proportion d’entre eux passent à l’acte. Soit. Mais une simple règle de trois permet de comprendre qu’il y a plus de risques de trouver des djihadistes, en Europe, dans un pays qui compte entre 6 et 10 millions de musulmans que dans un pays qui n’en compte que 3, 2 ou 1 millions, ou zéro. Et que cette proportion augmente à mesure que le nombre de musulmans qui entrent en France augmente. Or il entre chaque année, au titre de la famille, environ 200 000 immigrés, presque tous musulmans ; et il ne s’agit là que des titres de séjour légalement délivrés. À cela s’ajoutent les immigrés clandestins qu’il est, par définition, difficile de dénombrer.

300_regle_de_troisL’une des premières mesures à prendre est évidemment d’arrêter cette immigration, réformer le code de la nationalité et le regroupement familial. Au lieu de cela, les responsables politiques s’écharpent sur la question de savoir s’il faut maintenir ou annuler les fan zones lors de la coupe d’Europe de football au mois de juin prochain. On croit rêver ! Bien sûr, des mesures d’urgence doivent être prises pour faire face au danger immédiat. Mais un tel train de mesures n’aurait aucun sens si un changement fondamental de la politique d’immigration n’est pas mis en œuvre. Nos responsables politiques préfèrent discuter de la perpétuité incompressible que de la réforme du code de la nationalité et la fin de l’immigration.

Manuel Valls venu inaugurer la grande mosquée de Strasbourg le 27 septembre 2012

Manuel Valls venu inaugurer la grande mosquée de Strasbourg le 27 septembre 2012

 Un islam fort dans une France faible ?

 Manuel Valls vient d’expliquer publiquement que « pour lutter contre la radicalisation, la France a besoin d’islam fort ». Cette déclaration est irresponsable. C’est au contraire vers l’assimilation des immigrés qu’il faut tendre. Tout devrait être fait pour que les musulmans installés ou nés en France s’assimilent, et que s’en aillent ceux qui ne veulent pas se plier aux lois et aux usages de notre pays.

Le Premier ministre multiplie les déclarations martiales en répétant que la France est en guerre contre le terrorisme. Il est facile de réciter des phrases toutes faites, ça évite d’en donner le sens. Expression aussi absurde que la guerre contre le tranchéisme ou le bombardisme. Quand on se dit en état de guerre, il faut désigner l’ennemi et définir les buts de guerre ainsi que le théâtre des opérations. Et c’est là qu’on touche aux tabous : qui est l’ennemi ? Daesch, golem dont la glaise a été moulée par les Occidentaux eux-mêmes ? Des musulmans de nationalité française ? Où se déroule cette guerre ? En Irak, en Syrie ? À Paris, à Bruxelles ? Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, dit et redit face aux caméras qu’il s’agit d’une guerre asymétrique mais n’explique jamais ce que ça veut dire. Le sait-il lui-même d’ailleurs ?

Déchéance de nationalité : polémique inutile300_Valls lors de l'inauguration de la Grande Mosquée de Strasbourg

 Tous les partis politiques ont envoyé leurs porte-paroles se perdre dans le médiocre et vain débat sur la déchéance de nationalité. Cette polémique stérile permet aux responsables politiques d’éviter le vrai sujet qui est la réforme de l’acquisition de la nationalité en France. L’inexorable transformation de la population de notre pays depuis la fin de la deuxième guerre mondiale a pour cause le droit du sol. Notre code de la nationalité est totalement inadapté aux réalités de notre époque. Malheureusement, les postures idéologiques, à droite comme à gauche, servent à verrouiller un code de la nationalité conçu à la fin du 18è siècle, à une époque où les seules migrations étaient celles d’Européens qui se déplaçaient en Europe.

 30 000 « migrants » font plus de bruit que 200 000 « immigrés »

 300_bocalTout au long de l’année 2015, les ténors des partis politiques français se battus sur le nombre de 30 000 « migrants », qu’il fallait ou non accueillir. Chiffre dérisoire, comparé aux 200 000 immigrés que la France accueille chaque année, et cela depuis des décennies. Cette immigration reposant sur les liens familiaux est par définition le contraire d’une immigration choisie. Les sociologues de télévision – spécialité française – nous expliquent à longueur d’émissions que ce niveau d’immigration est nécessaire pour que nos retraites puissent être payées dans le futur. 200_OFRIIMais qui peut croire cela ? Qui peut croire que des immigrés ne maîtrisant pas notre langue et sans aucune formation, se repliant de plus en plus sur leur identité musulmane, pourront un jour cesser d’être des allocataires de prestations diverses et contribuer à payer nos retraites et celles de nos enfants ? Les soi-disant spécialistes tiennent le même discours depuis près de cinquante ans… et l’on apprend aujourd’hui que les retraites complémentaires vont baisser de 14 à 17 % pour les cadres et de 18 % pour les salariés non cadres, aujourd’hui quinquagénaires.

À force d’ignorer la réalité des chiffres, de les nier ou – plus grave – de les manipuler, les responsables politiques ont mené le pays droit dans le mur. Tant que les dirigeants refuseront de voir et dire la vérité des chiffres, la courbe du chômage ne s’inversera pas et le déclin du pays ne s’enrayera pas. Ah oui, encore un chiffre : 78 millions. C’est la population de la Turquie en 2015. Et c’est ce pays que François Hollande et Angela Merkel veulent faire entrer dans l’Union européenne et pour lequel vont être relancées les négociations d’adhésion.

 Jacques Cordonnier

Non_Turquie_Europe*