Alsaciens d’origine ou d’adoption, nous affirmons notre attachement à l’identité alsacienne, française et européenne de notre région.
Cette identité se fonde sur notre double culture, française et alémanique. Notre identité est menacée par l’uniformisation culturelle, l’oubli de nos racines et la perversion de nos valeurs. Elle est aussi menacée par l’immigration non européenne.
Dans une société déracinée, dominée par le matérialisme économique et l’individualisme, nous souhaitons œuvrer à un véritable retour du politique, du bien commun et de la concorde intérieure.
Résolument tournés vers l’avenir, nous refusons cependant l’abandon de nos spécificités civilisationnelles et spirituelles. Celles-ci font de nous des hommes et des femmes libres, fidèles à nos traditions, à notre Histoire, à notre héritage gréco-latin et judéo-chrétien qui constituent la mémoire de notre civilisation.
Agir dans et pour une communauté de destin alsacienne, française et européenne, agir pour la prospérité et le rayonnement de notre région, telle est l’ambition d’Alsace d’Abord !
DONNONS SA VRAIE PLACE À L’ALSACE
Conformément au principe communautaire de subsidiarité, nous
souhaitons donner à l’Europe, à l’État et à la
Région, la place qui leur revient en tenant compte en priorité des critères
d’efficacité et de proximité. L’Alsace doit devenir
maîtresse dans les domaines où son talent lui permettra de s’exprimer mieux,
moins cher, plus efficacement que l’État. L’Alsace doit tirer le meilleur parti
de sa situation dans
l’espace Rhénan et établir des relations étroites de partenariat avec ses
voisins de la Suisse alémanique, du pays de Bade et du Sud-Palatinat.
C’est ensemble et dans le cadre français et européen que nos régions doivent
pouvoir résoudre les problèmes qui leur sont communs. Mais nous ne voulons pas
d’une Europe technocratique qui recrée à Bruxelles les errements que nous
dénonçons au niveau de l’État centralisateur.
L’état centralisateur a montré ses
limites, ses insuffisances et
ses gaspillages. L’Alsace doit pouvoir gérer
elle-même une part importante de ses affaires, à l’image des régions
espagnoles, allemandes ou italiennes, qui gèrent jusqu’à l’équivalent de 40 %
des budgets nationaux (contre 4 % en France). Entre les communes, les
groupements de communes, les Départements, la Région, il y a trop d’échelons
administratifs différents. Le projet RAFFARIN nous inspire de fortes
réserves ; le gouvernement envisage de transférer aux régions ce qui est
aujourd’hui à la charge de l’État, mais sans leur
accorder une fiscalité propre.
Nous
préconisons la fusion des Conseils généraux du Bas-Rhin, du
Haut-Rhin et du Conseil Régional, pour créer une Grande Assemblée Régionale
Alsacienne. Cette collectivité territoriale unique, dotée d’un budget important
et de pouvoirs étendus, assurera notamment la cohérence et l’efficacité d’une
nouvelle politique de développement économique et d’aménagement du territoire
de notre région. Nous souhaitons que les 122 membres de cette assemblée soient
élus pour 47 d’entre eux (nombre actuel des membres du CRA) à la proportionnelle
afin que toutes les sensibilités politiques soient représentées, et pour 75
d’entre eux (total des conseillers généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin) au
scrutin majoritaire afin que chaque canton ou pays soit représenté.
Il
est nécessaire
que l’Alsace dispose
de véritables ressources fiscales propres en remplacement du système
contraignant, dévalorisant et aléatoire des dotations de l’État
et des quelques taxes existant actuellement.
Nous
voulons disposer d’un impôt moderne, assis sur la création de
richesses : il faut qu’une partie de la TVA collectée en Alsace reste dans
notre région pour que nous ayons les moyens de réaliser nos grands projets. Une
telle réforme de la fiscalité est possible : encore faut-il la vouloir et la
demander ! (En Espagne, les Régions ont demandé et obtenu que 15 % de l’impôt
sur le revenu reste aux collectivités régionales).
L’Alsace,
constamment considérée par
Paris comme une Région riche, est notamment pénalisée par la taxe dite de
« solidarité interrégionale » et par les réformes successives du système
des Dotations Globales de Fonctionnement. Ce n’est pas en taxant plus l’Alsace
que l’on va régler les problèmes des DOM-TOM ou de
la Corse.
DÉFENDONS
NOTRE IDENTITÉ
Alsaciens
d’origine ou Alsaciens d’adoption, nous voulons
préserver notre identité. Nous devons défendre l’exception culturelle rhénane
et promouvoir une culture vivante qui ne soit pas confinée dans les musées ou
les manifestations folkloriques. Par exemple, le développement de médias
régionaux (radio, télévision) sera un puissant vecteur de notre culture. Nous
souhaitons sortir de la dictature du « tout contemporain » en matière
d’art et prônons un rééquilibrage en faveur d’une culture enracinée, populaire
et souhaitons que la protection de notre patrimoine devienne une compétence
régionale.
L’Alsace
doit rester alsacienne,
française et européenne. Elle n’a pas vocation à accueillir des populations
majoritairement inassimilables qui posent de graves problèmes de cohabitation,
de sécurité et de coût social pour notre communauté. L’intégration n’est
vraiment possible que pour des personnes particulièrement motivées qui le
méritent par leur travail et le respect de nos lois et de nos valeurs. Nous
souhaitons l’expulsion de tous les clandestins (abusivement appelés
« sans-papiers ») et la déchéance de la nationalité française pour
ceux qui commettent des délits et des crimes après leur accès à la nationalité.
Nous sommes fermement opposés à l’extension du droit de vote aux
résidents non-européens.
Par
sa nature même,
l’Islam n’est pas et
ne sera jamais une religion européenne ; c’est une religion totalitaire
qui refuse la séparation entre le religieux, la vie privée et l’organisation de
la société. Nous n’acceptons pas, comme l’immense majorité des Alsaciens,
l’élargissement du statut concordataire à l’Islam,
qui reviendrait à obliger l’État à payer les imams et
à rendre obligatoire l’enseignement de l’islam par les imams au sein de l’école
publique.
Nous
sommes pour le respect des frontières géographiques et
culturelles naturelles de l’Europe, qui s’arrête là où commence l’Afrique et
l’Asie mineure. Nous sommes opposés à l’adhésion de la Turquie, puissance
islamique, à l’Union Européenne.
L’avenir de l’Alsace
passe par la
maîtrise de l’enseignement, de l’école maternelle à l’université. En effet, les
Alsaciens doivent avoir la liberté de décider des orientations et des formes de
l’enseignement qu’ils entendent donner à leurs enfants. C’est par le choix des
enseignants et des programmes que l’enseignement dispensé en Alsace sera adapté
à nos réalités économiques et culturelles et à notre avenir
européen. Celle liberté doit vouloir dire aussi : possibilité pour les
jeunes qui le désirent, d’entrer en apprentissage dès l’âge de 14 ans.
Par
ailleurs, nous voulons un enseignement bilingue dès l’école
maternelle, pour ceux qui le souhaitent. Le bilinguisme facilitera l’accès à
une troisième langue et fera des Alsaciens de véritables citoyens de l’Europe
?
CONSTRUISONS
UNE ALSACE PROSPÈRE ET SURE
L’appartenance à une même communauté implique une juste solidarité
et une répartition de la croissance, de la richesse et du progrès social. Nous
affirmons la nécessité de protéger l’espace économique et social européen, face
à la concurrence des blocs économiques rivaux que sont l’Amérique du Nord et
l’Extrême-Orient. Nous n’acceptons pas que nos entreprises et leurs salariés
soient victimes d’une concurrence extra-européenne faussée par des pratiques sociales inhumaines et rétrogrades. Nous n’acceptons
pas davantage la logique de délocalisation imposée en particulier par les fonds
de pension américains.
Parce
que l’Alsace sait
mieux que Paris
quelles filières économiques méritent d’être encouragées, elle doit disposer
des moyens propres à développer une politique de soutien aux entreprises et aux
activités porteuses d’avenir et génératrices d’emploi. Nous réclamons la
régionalisation intégrale de la politique de recherche d’emploi et proposons
qu’elle soit confiée à une « Agence Régionale pour l’Emploi ». Nous réclamons aussi la mise en place d’une coordination transfrontalière
pour l’emploi et le développement économique. Nous demandons la fusion des
trois comités d’expansion économiques alsaciens, le CAHR, l’ADIRA et
l’ADA.
Le
régime local d’assurance-maladie, excédentaire en Alsace, est à
nouveau menacé par Paris. Au lieu d’être réduit au régime commun, notre régime
local doit au contraire être préservé et renforcé. L’Agence de
l’hospitalisation - qui décide notamment de l’ouverture et de la fermeture
de nos maternités - et dont le directeur est un haut fonctionnaire nommé par
l’État, doit être régionalisée.
Le
droit local, qui fait partie du patrimoine alsacien, est
régulièrement l’objet de remises en cause par Paris. Qu’il s’agisse du livre
foncier, de la réglementation spécifique de l’apprentissage, du statut
concordataire, des instances prud’homales paritaires, de l’organisation
mutualiste de l’épargne et de bien d’autres domaines, notre droit local a fait
la preuve de sa supériorité sur le régime commun. Nous souhaitons que l’Assemblée
Régionale soit compétente pour tout ce qui
concerne le droit local.
L’agriculture dans notre région fait partie des domaines vitaux
qui exigent que toutes mesures de protection et de soutien soient prises pour
assurer sa pérennité. Il faut appliquer le principe de préférence
communautaire. Nous devons davantage prendre conscience du rôle économique
essentiel, mais aussi écologique et humain que joue l’agriculture. Nous sommes
favorables à une agriculture de qualité respectueuse de l’environnement.
Dans
le cadre d’un transfert de compétences de Paris vers la
Région, et au travers d’une politique de justice sociale, l’Alsace devra
engager une véritable politique de la famille (salaire maternel pour les
mères au foyer, création d’un grand nombre de crèches pour celles qui
travaillent). La Région doit aussi veiller à la dignité de l’accueil des
personnes âgées en développant une politique de maintien à domicile et
d’hospitalisation de long séjour et en garantissant une capacité d’accueil
suffisante.
L’Alsace
doit avoir la maîtrise de son
environnement et pouvoir coopérer aussi bien avec ses voisins rhénans qu’avec
les Régions françaises limitrophes afin de trouver des solutions aux problèmes
communs, lesquels ignorent les frontières étatiques. Dans ce dessein, nous
proposons la mise en place d’une coordination des politiques d’environnement au
niveau régional et transfrontalier par la création d’une « Agence Régionale de
l’Environnement » placée sous l’égide de l’Assemblée Régionale. Cette agence aura aussi pour mission
de favoriser le développement des énergies renouvelables.
Nous
sommes convaincus que les pêcheurs et les chasseurs
participent à l’équilibre et à la protection de notre environnement, tout comme
les associations de défense de la nature ; c’est pourquoi nous voulons défendre
les avantages du régime local, en les réservant prioritairement aux Alsaciens.
Le
droit à la sécurité est un droit sacré. Il est inadmissible que
nombre de quartiers dans nos villes et villages subissent la criminalité et le
vandalisme. Trop de personnes âgées, de femmes seules et d’enfants vivent dans
un climat de peur continuelle.
La
police doit être réaffectée à sa principale mission, qui est la
protection des personnes et des biens. Nous souhaitons la fusion de toutes les
forces de police et de gendarmerie et leur organisation dans le cadre d’une
coordination régionale.