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Les brèves
(Nombre total de brèves: 65)
» Pfiffer’daa 2004 de Bischwiller : mixte cité ! [ mercredi 1er septembre 2004 ]
Outre la pluie qui a quelque peu gâché la fête de ce samedi , une drôle d’atmosphère se dégageait de cette jolie petite ville au centre bien propre, rénové...réhabilité.
L’équipe municipale, aidée des bénévoles et de la chaîne de télévision locale organisa parfaitement, comme à son habitude, cette fête traditionnelle célébrant l’hébergement par la ville de la guilde des ménétriers d’Alsace, historiquement basée à Ribeauvillé et passée, par le jeu des mariages princiers, sous la responsabilité des seigneurs de Bischwiller. Le marché médiéval et le défilé historique, regroupant dans une ambiance de liesse participants, figurants et public, se sont déroulés sans problème...
Tout au plus un léger décalage entre la population locale et les préoccupations historiques et festives des organisateurs. En effet, dans beaucoup d’étages des jolies maisons à colombages du centre ville lors du défilé, vous ne pouviez voir que silhouettes voilées penchées aux fenêtres.
Quant au marché médiéval, il avait cette odeur particulière des marchés d’Istanbul : plus l’Occident et pas encore l’Orient. Il ne faut rien en déduire de plus : tout était prévu ! Y compris la présence très visible de la police municipale, de la gendarmerie et de quelques vigiles, très dissuasive, particulièrement pour les quelques petites bandes se baladant au centre ville lors du défilé : un peu de provocation, des regards en biais, des rires hauts, mais pas vraiment plus que le lot de toute fête de village.
Le seul hic, c’était véritablement le décalage entre les troupes de reconstitution historique, les artisans aux savoirs ancestraux, les charcutiers vendant et vantant jambons et saucissons et la population locale, issue des si belles plaines de l’Anatolie. Un drôle de parfum flottait sur Bischwiller..... mais certains le savent déjà.
» Sénatoriales : sortir les sortants et défendre l’Alsace d’Abord [ vendredi 27 août 2004 ]
A quelques semaines des élections sénatoriales, les grands électeurs doivent prendre conscience de l’importance de leurs votes et de leurs choix.
Ils pourront conforter les 2 grands partis majoritaires et accentuer le bipartisme réducteur souhaité par ces derniers ou faire un choix différent et apporter leurs voix à ceux qui souhaitent le débat d’idées, l’expression de la pluralité en politique et finalement le débat utile et nécessaire au bien public
Renforcer le bipartisme, c’est renforcer les diktats parisiens autant que les baronnies locales. Par delà les candidatures d’Alsace d’Abord, c’est finalement une certaine idée de la politique, propre à l’Alsace, que les grands électeurs valideront ou non !
» L’Alsace avance, à un train de sénateurs ... [ mardi 17 août 2004 ]
La période estivale est souvent dédiée au repos. Pourtant, en cet été 2004, des personnes fourbissent leurs armes.
Il s’agit des candidats aux élections sénatoriales dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Au sein de l’UMP et de l’UDF, on assistera à un grand règlement de compte entre "amis" ....
On tire donc à vue sur les sortants, on glose sur l’âge des uns, le cumul de mandats des autres. Une fois encore, on en oublie l’essentiel, les idées et le projet pour l’Alsace.
C’est pourquoi Alsace d’Abord présentera une liste dans chaque département, pour que l’on oublie pas l’essentiel. On ne vote pas pour assurer un train de vie à certains mais pour faire avancer l’Alsace. Qui plus est, l’immobilisme des sortants fait avancer l’Alsace, à un train de sénateurs sur tous les dossiers fondamentaux ....
Christian CHATON dans la Haut-Rhin et Robert SPIELER dans le Bas-Rhin proposeront aux grands électeurs un programme dynamique pour l’Alsace, sa réalisation passe par un premier geste : sortir les sortants !
Si vous êtes grands électeurs ou en connaissez, faites savoir qu’une voix de plus pour les candidats des partis classiques ne changera rien, mais que chaque voix donnée à Alsace d’Abord est un geste symbolique fort ...
» Que l’Alsace est belle ! [ dimanche 1er août 2004 ]
Terre de contrastes, courroie de transmission du moteur franco-allemand, l’Alsace est belle .... De Seebach à Saint Louis, l’Alsace rayonne, elle sait faire parler d’elle et les Alsaciens savent faire parler d’eux. Que ce soit le Viaduc de Millau, construit en partie par une entreprise alsacienne à ce surprenant maillot jaune alsacien dans le tour de France, au moment où un grand cycliste alsacien tentait son ultime échappée.
En juillet et août, l’Alsace est riche de ses fêtes, de ses légendes, des animations autant que des couleurs des fleurs qui habillent les fenêtres et les cours.
Cette Alsace là subit pourtant de plein fouet la crise économique, les délocalisations et dans les grandes villes, les stigmates liées à l’immigration incontrôlée et à ses conséquences sociales.
Alsace d’Abord défend une Alsace enracinée dans ses traditions, mais capable de se projeter dans un avenir localisé, identitaire et économiquement viable. Cela se construit dès aujourd’hui. En attendant, visiteurs comme alsaciens, il faut (re)découvrir l’Alsace.
» ANPE : La grande illusion et l’invitation au déracinement ! [ jeudi 22 juillet 2004 ]
Tant dans le discours chiraquien du 14 juillet que dans les réformes envisagées par le ministre Jean-Louis Borloo, on perçoit la volonté du gouvernement UMP d’obliger les demandeurs d’emploi à effectuer des reconversions et changer de région, sous la menace de perdre leurs allocations.
Si l’on ne peut que souhaiter une augmentation des contrôles établis par l’ANPE afin de lutter contre d’éventuels abus, il y aurait d’abord lieu d’obliger cette "honorable institution" à des exigences de résultats. Toute personne qui en a fréquenté les murs sait qu’elle doit d’abord compter sur elle-même pour retrouver un emploi et certainement pas sur les offres proposées à tout demandeur d’emploi.
Or, dans l’avant-projet de Loi, on peut lire d’autres choses : " Le demandeur d’emploi se verra proposer des solutions alternatives telles que l’orientation vers une formation offrant des débouchés ou l’accompagnement des aides à la mobilité géographique afin de l’inciter à élargir son champ de prospection. " ....
Un Alsacien serait invité à aller écumer le marché de l’emploi à Paris et un Corse à Dunkerque ! Or, pas besoin d’être énarque pour remarquer que le chômage est aujourd’hui assez égalitaire à l’échelle du pays où les entreprises, victimes des politiques de gauche, comme de droite, subissent de plein fouet les effets de la mondialisation. On ne ferait ici que des tours de passe-passe qui feraient bouger les chiffres du chômage au rythme des communications ministérielles. Pourtant, on ne luttera efficacement contre le chômage qu’en permettant la création d’emplois durables ou déjà une ambiance favorable à la création de tels emplois !
Les mesures qui s’avancent semblent pousser également au déracinement puisque l’on devrait quitter sa région et son identité pour accepter un emploi dans une autre région. Moralité : déraciné, un chômeur pourrait devenir un immigré dans son propre pays, perdre ses repères, renier son identité au nom du droit à l’emploi ! Va-t-on assister en France à ce que l’on a connu lors de la crise de 1929 aux Etats-Unis où des cohortes de chômeurs parcouraient le pays à la recherche d’un emploi qu’ils ne trouvèrent jamais ?
Qui plus est, le texte renforcerait le pouvoir de l’ANPE en matière d’orientation professionnelle et géographique alors que l’on sait la difficulté pour les agences locales de connaître ne serait-ce que leu bassin d’emplois. A la façon d’un totalitarisme soft mais libéral, on laisserait un organisme d’Etat gérer la vie du demandeur d’emploi et décider à sa place.
Qu’il faille empêcher les excès au sein de l’ANPE, améliorer la formation et l’orientation dès le monde scolaire est une chose. Qu’il ne faille pas répondre aux excès syndicaux par des excès patronaux en est une autre ! Les salariés ne doivent pas devenir des marchandises. Les propositions Borloo, si elles se précisaient, seraient antisociales, déracinantes, donc anti-identitaires et constitueraient avant tout une grande illusion organisée par les tenants du pays légal quant à l’état économique et social du pays réel.
Stéphane BOURHIS
www.sbourhis.com
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