Communiqué
Non à l’extension du droit concordataire à l’islam
Les responsables du mouvement régionaliste Alsace d’Abord apprennent avec consternation que des parlementaires UMP alsaciens demandent l’extension à l’islam du droit concordataire des cultes reconnus en vigueur en Alsace Moselle, s’associant ainsi à la demande des élus socialistes.
Il est surprenant que des responsables alsaciens de l’UMP, du PS et des Verts veuillent donner droit à la demande aux dirigeants du Conseil français du culte musulman, sans tenir compte de l’avis des Alsaciens. Ceux-ci, dans leur grande majorité, ne veulent pas que l’on touche au régime concordataire. Le statut concordataire des confessions reconnues constitue l’un des fondements de la structure sociale de notre région et fait partie de son patrimoine culturel depuis deux siècles ; nul ne doit entreprendre de le défaire à la légère.
Les arguments de modernité et d’égalité des religions avancés par les partisans de l’extension à l’islam du statut local sont fallacieux et traduisent une profonde méconnaissance du sujet. Ils introduisent beaucoup de confusion dans une controverse qui mérite un vrai débat et qui concerne tous les Alsaciens.
Le mouvement régionaliste Alsace d’Abord demande que les Alsaciens soient démocratiquement consultés par référendum préalablement à toute décision qui pourrait dénaturer le statut concordataire auquel ils sont attachés.
Si les parlementaires alsaciens devaient persister dans leur projet, il reviendrait au futur président du Conseil régional d’Alsace l’honneur et le devoir d’organiser le référendum. Il nous semble opportun que les candidats têtes de liste aux prochaines élections donnent leur position sur ce sujet.
La mise en œuvre d’un tel référendum d’initiative locale est rendue possible par la loi constitutionnelle de 2003 et la question concordataire en Alsace sera l’occasion d’en définir les dispositions organiques.
Jacques Cordonnier
Président du mouvement régionaliste Alsace d’Abord