Nicolas Sarkozy et son ministre de l’identité nationale Éric Besson, qui est aussi ministre de l’immigration, viennent de lancer un débat "national" sur l’identité "nationale", sous la houlette des préfets, représentants de l’État. Le ton est donné.
À quelques mois des élections régionales, alors que les "affaires" gênantes pour l’UMP secouent l’actualité au rythme d’une affaire tous les quinze jours, Nicolas Sarkozy trouve habile de lancer ce débat. Un débat alibi, tronqué, faussé, un débat dont les réponses sont données en même temps que les questions sont posées. Le président pose la question de l’identité nationale... en précisant que cette identité est métissée.
Le mouvement régionaliste Alsace d’Abord a des idées très précises sur ce qu’est notre identité, et le fera savoir.
Voici le communiqué de presse de Jacques Cordonnier, président du mouvement Alsace d’Abord.
Pas de débat sur l’identité nationale sans débat sur les identités régionale et européenne
Le mouvement régionaliste Alsace d’Abord regrette de voir Nicolas Sarkozy et Éric Besson réduire un débat essentiel à une manoeuvre électorale lancée à quelques mois des élections régionales. Appauvrir l’indispensable débat sur notre identité en occultant sa dimension européenne, c’est faire peu de cas du sentiment d’appartenance à la civilisation européenne, c’est même renoncer à développer la conscience européenne des Français.
Occulter la dimension régionale de notre identité, c’est l’expression d’un retour en arrière vers un centralisme que le projet de réforme des collectivités locales veut même accélérer.
Voilà pourquoi le mouvement régionaliste Alsace d’Abord demande
le report de ce débat après les élections régionales de mars 2010
l’organisation d’un débat non tronqué qui inclut les trois composantes de notre identité, régionale, nationale et européenne.
l’organisation d’un débat sincère permettant à tous les courants politiques de s’exprimer
Jacques Cordonnier - Président d’Alsace d’Abord