La Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) et le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) ont imaginé la pire des solutions pour faire des économies : supprimer les avantages dont bénéficient depuis 1972 les mères de famille qui travaillent. Depuis cette date, il est accordé huit trimestres supplémentaires par enfant aux mères ayant travaillé dans le privé et qui partent à 60 ans avec une carrière incomplète. Le projet est de réduire à deux le nombre de trimestres supplémentaires. Le COR reconnaît que cette réforme impliquerait une baisse des pensions de 19 % en moyenne. En réalité, la baisse serait beaucoup plus importante.
Ainsi donc, les hauts fonctionnaires n’ont rien trouvé de mieux que de vouloir supprimer les mesures en faveur de la famille et de la natalité. Et ce sont les mêmes hauts fonctionnaires qui veulent nous imposer une immigration extra européenne sous le fallacieux prétexte que notre population vieillit et que les Français ne font pas assez d’enfants. Ces gens sont des irresponsables. C’est exactement le contraire qu’il faut faire. La mise en œuvre d’une grande politique nataliste est la seule voie permettant le redressement de notre pays.
Comme d’habitude, le gouvernement a commencé à se défausser sur Bruxelles, en nous expliquant que tout cela, "c’est à cause de l’Europe".
Faux ! La directive européenne n’impose pas de supprimer les avantages aux mères de famille qui arrivent en fin de parcours professionnel. Elle impose l’égalité entre hommes et femmes.
Il s’agirait donc pour la France soit d’accorder le même type d’avantages aux hommes qui auraient arrêté de travailler pour élever leurs enfants, soit de supprimer les avantages aux mères de famille.
La vraie question est celle-ci : une égalité par le haut, comme nous le demandons ? Ou une égalité par le bas, comme le préconise l’UMP ?
Comment cela se passe-t-il de l’autre côté du Rhin ? En Allemagne, chaque enfant né après 1992 ouvre droit à trois années, soit douze trimestres, de cotisation forfaitaire prise en charge par l’État. Et malgré la récession économique, le gouvernement fédéral allemand n’envisage pas du tout d’abroger les mesures en faveur de la natalité.
Mais pour le moment, en France, la décision n’est pas encore prise définitivement. Ni décret, ni loi. Une intervention vigoureuse auprès des parlementaires peut avoir un effet dissuasif. La contre-offensive doit s’organiser.