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Michèle Alliot-Marie et Sarkozy n’aiment pas les régions


(JPEG) Michèle Alliot-Marie a une fois encore exprimé sa conception centralisatrice de l’État. C’était lors du discours de clôture qu’elle a prononcé à la fin du congrès de l’Association des régions de France (ARF) qui s’est tenu à Strasbourg en décembre 2007. Elle a traduit la pensée de Sarkozy qui ne veut pas décentraliser, se méfie des Régions et veut maintenir le rôle central des Départements.

Michèle Alliot-Marie veut des grandes régions administratives sans pouvoir, contrôlées par les Départements qui la composent.


Voici la dépêche de l’agence Reuters du 7/12/2007 :

La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, se dit favorable à des regroupements de régions en France sur une base volontaire mais exclut une évolution de leurs compétences qui entraînerait le pays sur la voie du fédéralisme.

"Je pense que nous devons avoir une réflexion sur la taille de nos régions", a-t-elle déclaré à Strasbourg en clôturant le congrès de l’Association des régions de France (ARF).

"Je propose que les régions qui seraient volontaires puissent se regrouper, voire fusionner", a-t-elle adit, estimant que "pour certaines d’entre elles, cela aurait du sens au regard de leur histoire, de leur identité, de l’efficacité de leur action".

Aucun applaudissement n’a salué ces propos qui ont en revanche suscité une brève rumeur dans l’hémicycle du Parlement européen où étaient réunis les représentants des conseils régionaux.

Le président de l’ARF, Alain Rousset, par ailleurs président socialiste de la région Aquitaine où Michèle Alliot-Marie est élue locale, avait auparavant fustigé les faibles moyens dont disposent les régions au regard de leurs responsabilités en matière de transport et de développement économique.

(JPEG) "Lorsqu’on observe tous les pays d’Europe qui réussissent, tous ces pays sont régionalisés", a-t-il dit en citant l’exemple de l’Espagne, de l’Allemagne, de la Suisse ou de l’Italie.

"Il faut déjacobiniser impérativement la tête et les institutions de notre pays", a poursuivi ce Girondin qui briguera la mairie de Bordeaux lors des prochaines municipales.

La ministre, en réponse, a dit ne pas croire "qu’il faille passer d’un extrême à l’autre, d’un système jacobin et centralisé à un modèle fédéraliste qui n’est pas dans notre identité".

"Le rôle de l’Etat, c’est bien d’être le garant du développement de chaque territoire", a-t-elle ajouté.

De même a-t-elle écarté l’idée récurrente de supprimer un échelon de collectivité entre les communes, les communautés de communes et les départements.

Michèle Alliot-Marie a jugé en revanche nécessaire de "clarifier l’architecture des responsabilités publiques" avant toute nouvelle étape de la décentralisation et de mener dans la concertation la réforme de la fiscalité locale.






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