Le financement de la branche Est du TGV Rhin-Rhône n’est toujours pas bouclé. L’État, la SNCF et Réseau Ferré de France veulent que les collectivités locales augmentent leur contribution. La Région Rhône-Alpes n’a pas l’intention de céder au chantage de l’État.
Mais Adrien Zeller, administrateur de Réseau Ferré de France qui est le maître d’ouvrage du projet, voudrait que les Alsaciens payent les 66 millions € manquants.
Ce qui arrive aujourd’hui, nous l’avions prévu depuis longtemps. Voilà un an que nous dénonçons l’attitude des responsables UMP et PS alsaciens qui placent l’Alsace dans une situation de faiblesse dans les deux dossiers TGV (Est et Rhin-Rhône) (lire l’article sur le TGV Rhin-Rône)
Adrien Zeller, pour faire passer cette énormité, invoque une compensation : l’installation en Alsace des ateliers de maintenance des rames, avec les transferts de TVA et les créations d’emplois induites. Cette affirmation est une pure gesticulation qui ne repose sur rien. Faire croire que les Lyonnais vont nous abandonner les ateliers de maintenance est une tromperie destinée à faire admettre aux Alsaciens qu’il serait bon qu’ils payent plus.
Aujourd’hui il s’agit de 66 millions €, alors que les travaux n’ont même pas commencé. Mais qui peut croire qu’il n’y aura pas de dépassement de budget ?
Le comportement d’Adrien Zeller devient de plus en plus insupportable. Le président du Conseil régional d’Alsace est censé se battre pour sauvegarder les intérêts des contribuables alsaciens. Au lieu de cela, on le voit défendre les intérêts de la société dont il est l’administrateur.