Pourquoi citer un livre reparu en 2003 ? Tout simplement par souvenir de l’œuvre pertinente de son auteur. Originaire de Villé, Julien Freund a animé bien des conférences et nous nous souvenons de l’homme, ancien résistant et combattant de toujours avec lequel certains d’entre-nous ont partagé des mots et autant de verres de vins d’Alsace dans ces winstubs où l’on refait le monde.
De la politique, que dire. Comment l’écrit son éditeur "Dire qu’elle est polémique. Des notions comme celles de république, classe, souveraineté, absolutisme, dictature, neutralisme et de paix sont incompréhensibles si l’on n’est pas capable d’indiquer ce qu’elles visent, contre qui elles sont dirigées et qui elles prétendent nier et réfuter. Somme toute, ce n’est pas la lutte qui engendre la politique, mais au contraire la politique porte en elle le conflit qui peut, dans les cas extrêmes, dégénérer en guerre. S’il en est ainsi, il ne saurait y avoir de décision politique objective au sens scientifique du terme. Elle est, elle aussi inévitablement polémique. Cela veut dire que la guerre est toujours latente, non pas parce qu’elle serait une fin en elle-même ou le but de la politique, mais le recours ultime dans une situation sans issue. La possibilité de trancher en dernier ressort les conflits par la guerre définit justement l’existence politique d’une collectivité".
Nous nous souvenons du philosophe, politologue et sociologue et de l’actualité de sa pensée qui est quelque part l’essence de la volonté politique exprimée par Alsace d’Abord. C’est en cela qu’il faut relire Julien Freund !