Le 18 décembre 2003, Jean-Pierre Raffarin a dit NON à la réalisation continue des deux phases du TGV Est. En repoussant à 2010 le démarrage des travaux de la 2è phase, soit une rupture de plusieurs années après la mise en service de la 1ère phase, le gouvernement marque le peu de considération qu’il a pour l’Alsace qui, seule des régions françaises, avait dû faire un double effort : accepter la réalisation en 2 phases, accepter de contribuer à hauteur de 280 millions d’euros.
L’Alsace devra-t-elle payer une deuxième fois pour que la ligne à grande vitesse arrive jusqu’à Strasbourg ? Aucune assurance sur le financement n’a été donnée par le gouvernement.
Pour le TGV Rhin-Rhône, comme pour le TGV Est, le gouvernement repousse les projets aux calendes grecques.
Quelle foi accorder aux annonces du gouvernement ? L’État a déjà si souvent renié ses engagements envers l’Alsace, et particulièrement en ce qui concerne les infrastructures ferroviaires !
La mise en service de la première phase du TGV Est, programmée pour 2006, a été décalée une première fois à juin 2007. Nous savons que cet engagement ne sera pas tenu et que la mise en service n’aura pas lieu en juin 2007.
Lorsqu’en 1999 les collectivités alsaciennes ont signé la convention avec l’État, la SNCF et RFF (Réseau Ferré de France), les élus d’Alsace d’Abord avaient mis en garde Adrien ZELLER et Hubert HAENEL - président et vice-président du Conseil régional d’Alsace - sur les risques encourus en signant ce document. Tout ce que nous avions prévu est malheureusement devenu réalité. Vous pouvez vous reporter au document « TGV Est : un accord imparfait et inachevé ».
Il y a dans l’affaire des TGV quelque chose d’anormal, voire de choquant : Adrien ZELLER est administrateur de RFF et Hubert HAENEL est administrateur la SNCF. Les intérêts de ces entreprises sont à l’opposé des intérêts des collectivités alsaciennes. La morale devrait commander à ces responsables UMP de défendre les intérêts de l’Alsace et non pas ceux des sociétés qu’ils administrent.