Les DNA ont organisé des débats publics entre les candidats dans tous les cantons renouvelables. Les électeurs qui assistaient à ces débats ont remarqué une donnée constante, qui se vérifiait dans chaque canton : l’incapacité de presque tous les candidats, en particulier ceux de l’UMP, de se projeter dans l’avenir et de sortir du cadre strict des compétences actuelles des Conseils généraux. Et pourtant Jean-Pierre Raffarin vient d’octroyer aux collectivités le droit à l’expérimentation. Il y a donc une chance historique à saisir pour se débarrasser de la tutelle pesante de l’État dans bien des domaines : enseignement, santé, environnement... Eh bien non ! Les candidats UMP, frileusement, s’en tiennent à l’organisation des pouvoirs telle qu’elle a toujours existé. Ils ne veulent ni plus de responsabilités, ni de nouvelles expérimentations.
Et pourtant, il y aurait tant à faire ! Les candidats d’Alsace d’Abord estiment, eux, que ce n’est pas à un haut fonctionnaire parisien de décider de la fermeture ou du maintien d’une maternité, d’un hôpital, d’une maison de retraite en Alsace. C’est aux élus que doit revenir ce type de décision. Aujourd’hui c’est le centre médical de l’Altenberg près de Munster, de même que l’hôpital du Neuenberg à Ingwiller, qui sont menacés de fermeture. Qui prendra la décision ? Un fonctionnaire de l’État, à la tête de l’ARH ! Alsace d’Abord demande que cette compétence soit transférée aux collectivités alsaciennes.
Alsace d’Abord demande la réforme et l’abrogation de la carte scolaire qui empoisonne la vie des parents en les empêchant de choisir l’établissement scolaire qui conviendra le mieux à leurs enfants. Les nouvelles lois de décentralisation vont accorder quelque pouvoir aux Départements. Qu’en feront les conseillers généraux UMP ?
Adrien Zeller a revendiqué pour la Région, la gestion des personnels techniques et d’entretien des lycées. Quelle absurdité ! Il est bien plus urgent d’obtenir un droit de regard sur le recrutement des chefs d’établissement et, à terme, du personnel enseignant.
Nous pourrions multiplier les exemples. Force est de constater que seuls les candidats d’Alsace d’Abord proposent aux électeurs de secouer le carcan de l’État qui a conduit à la sclérose et parfois à la paralysie des services aux usagers.
Souvent, à la fin des débats, les journalistes posent cette question aux candidats : « si vous êtes élus, quel dossier sera pour vous prioritaire ? » Jamais on a entendu un candidat UMP faire preuve d’audace. Les candidats d’Alsace d’Abord, au contraire, ont toujours su conclure leurs débats en formulant des propositions concrètes :
je réclamerai la régionalisation définitive du système de santé en Alsace (lire l’article sur le régime local d’assurance maladie)
je demanderai la suspension des versements pour les dossiers TGV car l’État se moque des Alsaciens (lire l’article sur les TGV)
je me battrai pour le retrait du projet Bioscope, qui est un mauvais projet. (lire le dossier sur le Bioscope)
etc...
Les électeurs, dès le 21 mars, voteront pour des hommes et des femmes tournés vers l’avenir, pour des candidats totalement indépendants des partis nationaux.